LA VERITABLE HISTOIRE DE LEONIDAS ET DES 300 A LA BATAILLE DES THERMOPYLES
« les portes chaudes » (à cause des nombreuses sources d'eau chaude alentour)
[i]1000 soldats Grecs (300 Spartiates ainsi que 700 soldats de Thespies ) menés par Léonidas Ier de Sparte résistèrent aux Perses de Xerxès Ier mais périrent.
La bataille des Thermopyles en 480 av. J.-C. oppose une alliance des cités grecques à l'empire achéménide. C'est l'un des plus célèbres faits d'armes de l'histoire antique. L'armée grecque (7 000 fantassins et aucun cavaliers) avec la flotte de 271 trirèmes en soutien, tentèrent de retenir la grande armée perse du « Grand Roi » Xerxès (130 000 fantassins, 20 000 cavaliers et 1 200 trirèmes) à l'entrée du défilé des Thermopyles qui commande l'accès de l'Attique, le long de la mer Egée.
Au vu de l'armée perse, la plupart des Grecs abandonnèrent la bataille, et seuls les 300 hoplites Spartiates commandés par le roi Léonidas Ier de Sparte, ainsi que 700 soldats des cités de Thèbes et de Thespies, décidèrent de combattre jusqu'au sacrifice, malgré une infériorité numérique prononcée, pour laisser aux Grecs le temps d'organiser leur défense.
Le courage et le sacrifice des mille Spartiates, Thébains et Thespiens sont devenus légendaires et ont été repris maintes fois par la culture populaire. Cette bataille deviendra l'emblème de la résistance grecque à l'envahisseur, car grâce à cette bataille, et malgré la prise d'Athènes par les Perses, les Grecs purent faire reconnaître leur indépendance, après leurs triomphes à Salamine, le 22 septembre -480, et à Platées, en -479.
Au sommet du Kolonós, théâtre de l'ultime résistance spartiate, sur lequel fut érigé le mausolée, une inscription du poète Simonide de Céos commémore cette action :
« Passant, va dire à Sparte que ses fils sont morts pour obéir à ses lois ».
Xerxès attend quatre jours, pensant que les Grecs fuiraient de peur, mais au cinquième jour il s'aperçoit avec stupeur qu'ils lui tiennent toujours tête ; irrité, il lance sur eux une partie de son armée constituée de Mèdes et de Cissiens. Dans un premier temps, sur terre, les troupes de Léonidas tiennent fermement leur position en formation phalange dans un défilé et repoussent les Perses, infligeant de lourdes pertes. Xerxès décide d'envoyer ses troupes d'élite, les Mélophores, emmenés par Hydarnès qui connaissent bientôt le même sort que leurs alliés ne profitant pas de leur supériorité numérique (dans le défilé trop étroit) et moins bien armés que les Grecs (notamment de lances plus courtes que leurs adversaires). Mais Léonidas est trahi par un certain Éphialtès, fils d'Eurydémos, un citoyen de Malia, qui livre aux Perses le moyen de contourner l'armée grecque, par le sentier d'Anopée. Léonidas décide alors de se sacrifier avec les 300 hoplites spartiates, ainsi que 700 soldats de Thespies[3], pour laisser aux Grecs le temps d'organiser leur défense et à l'armée de se retirer en bon ordre. Les 400 combattants de Thèbes (probablement des otages pris par Léonidas lui-même pour s'assurer l'engagement au côté des Grecs de cette cité) avaient aussi reçu l'ordre de participer à cette dernière action, mais ils désertent à la première occasion (en effet dès que les Spartiates se replient sur la butte ils les laissent et vont dire aux Perses qu'ils sont à leur côté, ces derniers les laissent en vie)[3]. Les Grecs changent de stratégie et avancent hors de leur position, résistent héroïquement autour du roi spartiate Léonidas qui est tué. Pour son corps, les Spartiates se battent sans relâche, et parviennent en repoussant avec acharnement les assauts perses à le récupérer. Leur infériorité numérique est accrue avec l'arrivée des Perses menés par Ephialtès et Hydarnès. Ils se replient avec le peu d'armes qui leur reste (coutelas, mains, dents) sur une butte mais l'intervention perse leur est fatale et ils sont tous massacrés sur ordre de Xerxès. À l'issue de la bataille, ce dernier ordonne qu'on décapite Léonidas et qu'on mette sa tête au bout d'un pieu (chose étrange puisqu'en ce temps, les Perses accordaient de la valeur aux soldats héroïques qu'ils avaient combattus). Cette bataille devint l'emblème de la résistance grecque à l'envahisseur et de l'esprit de sacrifice des Spartiates. Au sommet du Kolonós, théâtre de l'ultime résistance spartiate, sur lequel fut érigé un mausolée, une inscription du poète Simonide de Céos (-556 -467), commémore cette action :